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Vivre dans un monde fini PDF Imprimer Envoyer

Rencontre le vendredi 28 octobre, 17h, Librairie Fahrenheit 451, rue Voltaire 24 à Genève

Contre le nucléaire et son monde, discussions et échanges autour du livre de Pierre Lehmann “Vivre dans un monde fini”, (éditions d’en bas, 2015) et du dossier de Moins! 25 portant sur le nucléaire.

En présence de Philippe Huguenin et Pierre Lehmann (sous réserve)

Pour écouter l'enregistrement:

http://libradio.org/?page_id=2683




«Vivre dans un monde fini » de Pierre Lehmann (membre, cofondateur de l'ADER)

Editions d’En bas

l'ADER a participé à son édition. Si vous souhaitez en commander un, veuillez nous contacter!

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Ce livre regroupe des textes représentatifs de la pensée de Pierre Lehmann, écrits entre 1977 et 2013, sélectionnés et présentés par Philippe Huguenin, sur la base d’un travail d’archivage de François Iselin.

Mais connaissez-vous Pierre Lehmann ? Ingénieur physicien, il a participé dans les années ’60 au programme nucléaire suisse, il a ensuite travaillé pour une grosse société de prospection pétrolière où il a pu constater les aberrations de notre système industriel et productiviste:

« Ce que je constate, c'est que l'ingénieur, comme les gens qui font fonctionner la société, essaient de résoudre des problèmes. Ils se donnent beaucoup de peine et je ne veux pas les critiquer. Mais la vraie question est : ce problème pourrait peut-être ne pas exister? ».

Cette prise de conscience l’a conduit à dénoncer sans relâche les dangers de l’emprise du monde économique sur la société et les menaces qui pèsent sur la vie et sur l’humanité. Il s’est surtout fait connaître pour son engagement contre l’énergie nucléaire, domaine où il a une compétence reconnue, mais il ne s’est pas limité à cette question et a élargi sa réflexion à d’autres sujets plus larges, comme l’assurance maladie obligatoire, le progrès technologique et la recherche scientifique, l’exercice du pouvoir, la démographie, l’armée et plus récemment la décroissance. A travers de petits articles, des courriers de lecteur, des lettres aux responsables politiques, des conférences de presse, Pierre Lehmann a diffusé une pensée originale et cohérente, emprunte de bon sens et parfois d’humour, pour tenter d’infléchir l’évolution de notre société vers une issue moins catastrophique :

«Plutôt que d'attendre le salut d'une hypothétique "embellie" économique qui, si elle se produit, ne peut être que temporaire, il serait plus responsable de faire face à l'inéluctable arrêt de la croissance et de redéfi­nir nos buts en termes de bien-être de la population dans son ensemble. Cela signifie, entre autres, un retour à des économies de proximité. Il vaut mieux vivre modestement dans un marché régional que de chercher à s'enrichir dans le casino mondial qui mène à la guerre et détruit la biosphère et la société Il n'y a pas que le nucléaire dont il va falloir sortir. Il y a aussi l'illusion économique qui nous l'a imposé.»

Il ne s’est pas contenté de discours, il a aussi mis en pratique, à son échelle, ses idées d’autonomie. Dès la fin des années ’70, il a installé chez lui des toilettes à compost et a utilisé du biogaz provenant de sa fosse septique. Il a d’ailleurs mené un combat singulier contre les services d’assainissement atteints du syndrome de l’ « obsession du tuyau ». Il s’est aussi engagé pour le développement décentralisé des énergies renouvelables à travers l’ADER dont il a été membre du comité de longues années. En dépit du faible écho de ses thèses auprès de ses contemporains, Pierre Lehmann ne perd pas l’espoir qu’une issue reste possible :

«A l'actuelle globalisation qui tend à l'uniformisa­tion des sociétés humaines qu'elle ne considère que comme une masse informe de consommateurs, devrait succéder une mosaïque de sociétés plus petites - pas nécessairement organisées en Etats - dotées de cultures et de traditions propres. Mon utopie se réfère à une telle société. La règle de base serait le respect de la vie. Les nécessités premières de la vie, comme le sol, l'eau, la forêt, etc., seraient des biens communs qui ne peuvent être la propriété de quiconque, pas même de l'Etat, si telle est la forme que la société s'est donnée. »

 
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